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Le collège lutte contre le gaspillage

Depuis le 7 février, le collège Anne-Frank collabore avec la start-up stéphanoise Meal Canteen. L’objectif est de diminuer le gaspillage alimentaire.

 

Meal Canteen a pour objectif de réduire le gaspillage alimentaire au sein de la restauration collective. En lien avec le Département de la Loire, une expérimentation a été lancée le 7 février pour mettre en place ce dispositif dans la restauration scolaire.

 

Tout comme Ennemond-Richard et Saint-Chamond, le collège Anne-Frank a été retenu pour tester le dispositif Meal Canteen.

 

Via l’application sur smartphone ou via internet, les enfants inscrits à la plateforme pourront choisir chaque jour (entre midi et minuit), pour le lendemain ce qu’ils mangeront parmi un menu établi. Le chef cuisinier de l’établissement, Cédric Gaillard, précise : « Nous, on détaille ce qui est salade bar, avec six à huit salades proposées […]. On fait le fromage à la coupe, on pourra donc avoir le nombre exact car une fois coupé, on ne peut pas le représenter. On pourra aussi commander le nombre exact de yaourts, fruits et pâtisseries. On évitera de surproduire. »

 

En novembre, lors du tri sélectif organisé au sein de l’établissement, le gaspillage était de 66 grammes par plateau. « La moyenne nationale, est à 115 grammes selon l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) », explique Cédric Gaillard. C’est donc grâce à cette limite de surproduction que la direction entend encore faire baisser cette moyenne. C’est la suite logique pour le collège qui a obtenu, en mai 2018, le label E3D (École ou établissement en démarche de développement durable), pour sa participation à la réduction des déchets.

 

De multiples enjeux La limite du gaspillage permet également de réinvestir l’argent économisé à l’achat de denrées de meilleure qualité : « On propose 50 % de produits issus de l’agriculture biologique et on essaie de valoriser les produits circuit court », détaille Audrey Piazza, gestionnaire de l’établissement, en charge de la restauration scolaire. D’ailleurs, pour le collège, réduire ses déchets en limitant le gaspillage pourrait lui permettre de faire d’autres économies : « Le traitement du déchet a un coût. On paie une taxe d’ordures ménagères, au nombre de containers récupérés. Si on diminue les poubelles, ce sera autant d’argent économisé qu’on pourra réinjecter autrement », explique Audrey Piazza.

 

Au collège Anne-Frank, 90 % des élèves sont demi-pensionnaires. 726 sont inscrits au minimum une fois par semaine, 650 vont à la cantine en moyenne chaque jour. S’ils étaient peu nombreux, parmi eux, lors des deux premiers jours de l’expérimentation, la tendance s’est accélérée ce début de semaine : « Lundi, ils étaient 215. Il y a eu 217 réservations mardi. Je suis agréablement surprise », avoue Audrey Piazza. Si elle admet quelques tâtonnements logiques en cuisine, elle tire un bon premier bilan : « Ça permet au personnel en cuisine de mieux connaître les goûts des élèves. Par exemple, on a plus de réservations sur la salade piémontaise que sur les betteraves. Après, tant qu’on n’a pas 500 réservations, il y aura toujours du gâchis. «Malgré tout, l’établissement semble sur la bonne voie. Un point aura lieu chaque semaine avec Meal Canteen. Un bilan global de l’expérimentation sera fait en fin d’année scolaire, avec les services du Département Il sera décidé si le collège Anne-Frank continue sa collaboration avec la start-up et si l’opération s’ouvre à d’autres établissements ligériens.

 

Kévin CAÇÂO
https://www.leprogres.fr

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